Chalair Aviation : la compagnie régionale qui relie la France profonde
Chalair Aviation couvre des liaisons régionales qu'aucun grand transporteur n'accepterait d'exploiter seul : née en 2005 de l'évolution d'une école de pilotage historiquement installée à Caen, elle opère aujourd'hui surtout dans le cadre d'obligations de service public, depuis une base principale à Paris-Orly vers des villes françaises de taille moyenne.
Une compagnie née d'une école de pilotage
Sa croissance de petit opérateur régional s'est faite sur les lignes régionales françaises. Une bonne partie de l'activité reste aujourd'hui liée à des contrats de service public avec les collectivités locales françaises.
Une flotte composée uniquement d'ATR
La flotte est composée de quelques ATR 42 et ATR 72, des turbopropulseurs de 48 à 70 places environ, sans aucun appareil à réaction : un choix cohérent avec des lignes à demande limitée et des pistes souvent plus courtes que la moyenne.
Un réseau pensé pour la France que le TGV n'atteint pas
Le réseau compte une dizaine de destinations, presque toutes nationales, depuis Orly vers des villes dépourvues de liaison ferroviaire rapide comparable. En été s'ajoutent des lignes saisonnières comme Ajaccio, Brest et Kerry en Irlande, exploitées chaque semaine.
Des tarifs encadrés par le service public
Sur les lignes couvertes par une obligation de service public, le prix reste tendanciellement stable et plafonné quelle que soit la demande, à la différence de la tarification dynamique typique des compagnies régulières ; sur les lignes de loisirs saisonnières, en revanche, le tarif suit une logique plus proche de celle d'un transporteur à basse fréquence, avec des prix qui peuvent monter quand les places se font rares.
Ce que racontent les pendulaires de l'air
- Points forts : liaisons autrement inexistantes pour plusieurs villes de province, personnel souvent décrit comme cordial, justement en raison de la petite taille des appareils.
- Points faibles : faibles fréquences, souvent un seul vol par jour, qui laissent très peu de marge en cas d'annulation pour cause météo.
C'est le choix le plus sensé pour le voyageur d'affaires qui se déplace entre villes françaises de province sans alternative ferroviaire pratique ; il convient moins à qui a besoin d'un plan B rapide en cas d'annulation, vu la faible fréquence des vols. Un conseil pratique : sur les lignes à une seule fréquence quotidienne, mieux vaut consulter à l'avance les prévisions de vent pour la piste d'arrivée, souvent plus courte que la moyenne et plus sensible au vent de travers.
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