Kenmore Air : voler en hydravion de Seattle aux îles San Juan
Depuis 1946, date à laquelle Bob Munro lance son activité sur la rive nord du Lake Washington, Kenmore Air est devenue la plus grande compagnie d'hydravions des États-Unis. Elle décolle et amerrit directement au centre de Seattle, entre Lake Union et Lake Washington, pour relier les San Juan Islands et la ville canadienne de Victoria, proposant en plus des vols réguliers des charters vers des lodges isolés de la Colombie-Britannique et de courts vols panoramiques.
Histoire et positionnement
Née comme une petite activité de vol locale dans la ville dont elle porte le nom, au nord de Seattle, Kenmore Air a grandi au fil des décennies en absorbant d'autres exploitants d'hydravions de la région, jusqu'à devenir une référence presque unique en son genre en Amérique du Nord. Ce n'est pas un transporteur généraliste : toute l'activité tourne autour de l'idée d'atteindre des lieux où ne mène aucune piste conventionnelle, en amerrissant souvent directement devant un ponton ou un resort.
La flotte
La flotte comprend plusieurs dizaines de De Havilland Beaver DHC-2 à pistons, l'avion emblématique de la compagnie, ainsi que des Otter DHC-3 convertis à la turbine pour les lignes les plus longues ou les plus chargées. Certaines liaisons, notamment vers Friday Harbor, sont aussi assurées avec des avions à roues conventionnels quand la destination le permet, mais c'est l'hydravion qui définit l'identité de la marque.
Routes et réseau
Le cœur de l'offre est constitué de vols réguliers plusieurs fois par jour entre le centre de Seattle et Friday Harbor, Roche Harbor et Orcas Island, dans les San Juan Islands, ainsi que de la ligne internationale vers le port de Victoria, au Canada, avec douane intégrée à l'arrivée. En été s'ajoutent les charters vers des lodges de pêche isolés de la Colombie-Britannique, accessibles uniquement par voie aérienne ou aquatique, et les vols panoramiques au-dessus du mont Rainier et de la skyline de Seattle.
Ce que disent les passagers
- Expérience d'embarquement et de décollage depuis l'eau jugée unique, souvent citée comme la principale raison de la réservation.
- Liaison directe centre de Seattle-centre de Victoria qui évite le ferry et la douane par voie terrestre.
- Personnel décrit comme décontracté et compétent, dans l'esprit d'une petite compagnie régionale.
À savoir avant de partir
- Annulations liées à la météo plus fréquentes que sur un avion conventionnel, vu la dépendance aux conditions de visibilité pour l'amerrissage.
- Limites de poids des bagages plutôt strictes, conséquence directe de la capacité de charge réduite des hydravions.
- Tarifs plus élevés, à distance égale, que pour une liaison équivalente en avion à roues.
Kenmore Air a du sens pour qui veut rejoindre les San Juan Islands ou Victoria en vivant le trajet comme une part de l'expérience, et pas seulement comme un transfert. Ceux qui ont en revanche des bagages volumineux ou un programme qui ne tolère aucun retard dû à la météo devraient prévoir une marge de sécurité, car l'amerrissage exige des conditions de visibilité dont un aéroport conventionnel n'a pas besoin. Mieux vaut peser ses bagages chez soi avant de se présenter au ponton d'embarquement, pour éviter les mauvaises surprises sur la limite de poids autorisée à bord.
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